Des alternatives à Zoom ?

Zoom a eu tellement de problèmes de sécurité que certaines institutions déconseillent son usage. Mais la qualité de son expérience utilisateur le rend très compliqué à remplacer.

En France, les élus de l’Assemblée nationale et leurs équipes utilisent Zoom pour échanger, et le gouvernement l’utilise également, au moins pour certaines réunions publiques

Le logiciel permet à 100 personnes de discuter en même temps, avec leurs caméras activées. Webconférence, l’outil du réseau interministériel de l’État est dépassé dès qu’il y a plus de six participants. Scaleway propose aussi des instances de Jitsi, la technologie française open source sur laquelle est construit Webconférence, mais il peine à faire mieux. Whereby peut accueillir 50 personnes… mais seulement 12 avec la vidéo. Bref, la capacité de Zoom à accueillir de grosses réunions est difficile à égaler.

Cédric Foll, directeur des infrastructures et du support informatique de l’Université de Lille est attentif aux enjeux de sécurité. Il essaye depuis le début du confinement des logiciels alternatifs, pour des réunions à 40 personnes, avec caméras activées. « Je n’ai pas trouvé de meilleure solution que Zoom pour l’instant pour cet usage », regrette-t-il, après sept tests.

Il faut dire que logiciel américain brille par sa facilité d’utilisation : en quelques clics vous pouvez y être connecté, et vous n’avez pas forcément besoin de compétence en informatique ni de matériel de haute qualité pour que la réunion se déroule sans accroc. « Zoom est facilement utilisable par des personnes sans compétences techniques, et il marche extrêmement bien même sans micro-casque », constate Cédric Foll.

L’entreprise américaine répare petit à petit les problèmes, elle a dédié l’intégralité de ses effectifs au développement des fonctionnalités de sécurité. Elle a déjà réglé son problème le plus discuté, le zoombombing, qui permettait à des personnes extérieures de rentrer dans des réunions créées avec les paramètres par défauts.